Petite Conne

23 septembre 2007

Et Lui enfin.

Lui l'équilibre. Lui le tout. Lui l'avenir. Lui la confiance. Lui les projets. Lui l'amour. Lui, mon Lui, ma détente, mon tranxène, mon espoir. Lui mon oubli de tout les autres Lui. Lui c'est Nous. La toute nouvelle naïveté, mes mots roses et roses bonbons. Lui ma nuit d'hiver.

Mon premier vrai Nous.

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... bis

Lui.

Au passé. Lui ma douleur et ma dépression, lui l'ultime trace de ma douce naïveté. Lui l'incompréhension encore. A croire que la torture me plaît.

Lui c'était.

Lui, c'était le froid le soir, la drogue, la folie, l'interdit, l'inavoué. Lui c'était les larmes, la passion pure et pathétique. Lui le mensonge. La haine, la blessure. Lui c'était. L'oubli de sois. Lui et son odeur, comme un déclancheur. Les signes imperceptibles qui faisaient que je savais si oui ou non je terminerais la nuit dans son lit. Lui c'était les départs à l'aube, la rechute permanente, la destruction. Le levé du soleil pour adieu. La nuit pour complice. Tellement tout et tellement rien. Lui l'Amant.

Lui c'était pour ne plus être, sans avoir jamais vraiment été. Lui le point final.

Et l'oubli, comme délivrance. Sur mon épaule droite, pourtant, une cicatrice. Pour ne pas oublier que plus jamais.

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...

Quelques notes de musique, tristes, mélancoliques, et je me fabrique un joli Spleen, totalement artificiel.

Elle.

Elle est rentrée dans ma vie comme une nouvelle habitude, comme on vous greffe un organe. Une brise de printemps. L'impression qu'elle est là depuis dix ans ne cède pas la place à la réalité: c'était il y a à peine un an et sept mois.

Et encore aujourd'hui, quand je me laisse aller dans ses mots, c'est à chaque fois l'incompréhension, un doux renoncement. Je ne la comprendrais jamais, jamais je ne demelerais le vice de la beauté, les étoiles de l'illogique, le vrai du faux, les larmes du rire, l'amour de la passion, l'amour du désir.

Avec Elle, c'est le désespoir de ne jamais pouvoir la décrire, elle Les Paradoxes, Elle l'insaississable, la Complexe, La Douce, La Cruelle, l'Enfant, la Femme, l'Atroce, l'Absente, La Superficielle, l'Ecorchée, La Poète, elle le tout et le néant, une balance jamais équilibrée.

Elle me fatigue.

Elle c'est la houle. La Funambule et le fil. Flotter tout du moins. D'être balancée au creux des vagues, ballotée entre les rares bouées de ses tempêtes, toujours sans le lui dire. Les cris, la rage, l'amour, le déni, l'amitié, le rire, le soulagement, la souffrance, la dépendance, l'absence, le désir, l'acte, l'oubli, l'alcool, le froid sur la fenêtre, les cigarettes. les cigarettes surtout. Le même gout de nuit fraîche qu'avec Lui. Lui, Elle, et cet autre Lui. Mes belles douleurs, mes gerçures.

Elle. Mon optimisme, mon sourire d'automne.

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09 septembre 2007

Petite Conne se loge

Il est grand. Il est beau. Il est tranquille et lumineux. Ses bases sont neuves, il a de la place pour deux. J'aurai bientôt les clefs en main pour le hanter.

C'est mon nouvel amoureux.

Il s'appelle 32m², il est au 10, rue du Bearnais et c'est un magnifique mansardé aux beaux Velux dans lesquels se reflette mon sourire 10 carats.

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02 septembre 2007

Petite Conne et le renouveau

"on arrive à la croisée des chemins"

C'est en faisant la poussière de l'ultime chambre, lors de mon dernier jour de travail que cette mauvaise phrase semblant tout droit sortie d'un Harry Potter m'a traversé l'esprit.

La croisée des chemins, la fin d'une époque, un renouveau, une page qui se tourne, appelons ça n'importe comment, l'idée reste la même. Il se trouve que dans moins d'un mois, il n'y aura plus les longues après midi canapé-destin de Lisa avec Maman. Il y aura un appart, la fac, la vie AUTONOME et RESPONSABLE. Il y aura une nouvelle ville, nouvelle vie nouvelles préoccupations nouvelle Petite Conne.

je vais vivre pour moi. Pour la première fois, je vais vivre pour moi, pour mon avenir à moi. Sans chaperon, presque sans aide.

Si je devais donner une image bidon et métaphorique de ce que je ressens, je dirais que je m'imagine au bout d'un chemin qui donne sur le vide. Et que le choix de sauter n'est même pas un choix, mais une évidente nécessité. Tourner le regard en arrière m'amennerait à contempler un passé révolu, une peau morte. Il n'y a que le vide, l'inconnu et l'envie irrationnelle de sauter dans ce foutu précipice, comme Tom Cruise dans Vanilla Sky ("je veux vivre une vraie vie"). La chute comme libération, la fin des carcans inconscients.

Une nouvelle peau, un corps tout neuf sculpté par un mois de travail au Rex, des amis qui ont grandis le temps d'un été, deux trois rêves, quatre espoirs, pas mal d'inquiétudes, une folle conviction que tout se passera bien, parce que cela NE PEUT PAS être autrement. Cela ne peut pas se passer mal quand on respire pour la première fois.

La vue brouillée par une lumière aveuglante, le coeur gonflé à bloc, le cerveau en ebullition, Petite Conne romance, fidèle à elle même.

La romance vaut mieux que l'angoisse et je suis une eternelle romantique. C'est connu.

C'est cucul et ça me plait.

16h42, Petite conne prend le train pour Toulouse dans 1h45

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19 août 2007

Petite Conne bosse au Rex

Dou Di Dou DOUDOUM Dou Di Dou DOUDO...

"Et merde ta gueule ou tu te planques espèce de saloperie... MgnMgnScrogneugneuh boulot de m..."

Il est 8h du matin et déjà dans ma tête embrumée jaillit le premier flot d'insanités de la journée. Je tate le lit à droite. Ou j'écrase le nez de Chéri qui me dit bonjour dans un grognement, ou je caresse la place vide. Dans les deux cas, je le déteste pendant une seconde puisque:

1/Premier cas de figure, je me lève pour bosser et lui va se rendormir ce qui est bien sûr injuste.

2/ OU, il est déjà partit et en ce cas il est inadmissible que je me réveille seule.

Bref avec tout ça, il est déjà 8h05 et je suis en retard. Ou du moins je vais l'être. Passage par salle de bain, l'eau est glacée. Je le sais mais tout de même: "BORDEL DE MERDE C'EST FROIIIIIID!". Judicieuse remarque. La chaudière est pétée. Une superbe journée s'annonce. S'en suit le rituel Thé-maquillage-petit dej'-habillage-départ.

Travailler au Rex, c'est beaucoup moins romantique que ce que j'imaginais. On ne retrouve rien de compromettant dans les chambres, les riches clients nous font des spitch sur le thème "le PQ blanc est plus hygiénique que le PQ noir" en ajoutant qu'il est inutile de leur changer leurs serviettes puisque "On bousille suffisament d'eau tout les jours et il faut respecter les réserves de la Terre d'ailleurs chez nous on ne change pas tout les jours de serviettes parce que hein les arbres puis l'eau puis la nature et bla bla bla". Ce qui n'empêche pas Madame de crécher dans une chambre à 300 euros la nuit, dans un Hotel qui fout en l'air tout les jours une quantité de bouffe qui pourrait faire vivre un village africain pendant un an. BREF.

La suite bientôt.

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31 juillet 2007

Petite Conne a du vague à l'âme

Petite conne est un peu triste ce soir. Elle se demande si elle a mal à la vie, ou si la fatigue lui ceint le moral.

Petite conne n'a pas mal à la vie. Elle a mal à ses lubies.

Le crépis s'effrite d'ors et déjà, l'avenir est brûmeux. Je me vois bien, pourtant, arpenter les rues de Toulouse en vélo, les mains protégées par des gants en laine, et les joues roses du froid hivernal, pour filer vers le Conservatoire.

Et quand Petite Conne voit les jeunes années de Michel Serrault, et bien, elle sourit. Parce qu'elle a bien envie de pousser les murs pour se faire sa petite place.

Présomptueuse, elle sait qu'elle y arrivera. Petite Conne aime ses lubies.

23h35. Petite Conne se marre.

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